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Dans la peau d'un candidat au permis de chasser



Cette semaine, le site de formations de la FDC21 à Norges-la-Ville a permis d’accueillir une session « dense » d’examens du permis de chasser : 66 candidats convoqués dont 11 femmes, se sont présentés à l’examen entre le mercredi 15 et le vendredi 17 juin. L’occasion de faire un point sur le déroulement de la formation et de l’examen ainsi que sur le profil des futurs chasseurs…

 


Bénédicte Noblet, candidate, sur le parcours pratique à l’épreuve du sanglier courant avec l’inspecteur du permis de chasser, Fabien Chaudré.

 

Deux inspecteurs de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ont été mobilisés pour faire passer cette session d’examen organisée sur trois journées consécutives. Le permis de chasser est depuis 1975 un document permanent au même titre que le permis de conduire. Depuis le 1er septembre 2009, le permis de chasser est délivré par le Directeur Général de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. En toute indépendance, c’est donc bien l’Etat qui procède à l’attribution ou l’ajournement des candidats au permis de chasser. L’ONCFS délivre également les duplicatas et les autorisations de chasser accompagné.

 

Bénédicte Noblet, en plein examen sur le parcours pratique à l’atelier du tir réel… la silhouette simulant une personne se retourne, le tir est donc impossible, la candidate n’esquisse aucun geste et n’épaule pas son arme pour rester en toute sécurité.

 

L’examen du permis de chasser

L’examen se déroule en deux parties : un parcours pratique avec différents ateliers de tirs, de franchissement d’obstacles (fossés, clôtures…) et de rangement de l’arme. Sur le parcours c’est le niveau d’attention et de mise en sécurité qui est évalué. A titre d’exemple, un doigt qui reste sur la queue de détente trop longtemps avant ou après un tir est une faute qui entraîne sanction (élimination au bout de 3 avertissements). Pour le cas de l’atelier de simulation de la battue, le tir doit s’effectuer en toute sécurité sur une zone dégagée et délimitée par un angle de sécurité (30° de part et d’autre du chasseur où le tir est interdit, en fonction de la présence d’obstacles ou de personnes). Si le candidat ne commet pas de fautes éliminatoires sur le parcours, il est autorisé à poursuivre l’examen avec l’épreuve théorique qui consiste à répondre à 10 questions portant sur les espèces, la réglementation et la sécurité. Certaines questions portant sur la sécurité sont éliminatoires. Fabien Chaudré, inspecteur au permis de chasser (ONCFS) rappelle l’importance de cette épreuve théorique finale, « après le parcours on rencontre parfois des candidats qui se relâchent et ne se concentrent pas assez sur l’épreuve théorique, certains d’entre eux la négligent, et à tort, puisque potentiellement éliminatoire ». Une note finale sur 31 points est attribuée,  elle est composée par une note sur 21 points pour le parcours et sur 10 points pour l’épreuve théorique.

 

La tendance nationale
D’après Fabien Chaudré, inspecteur à l’examen du permis de chasser à l’ONCFS : « Depuis 7 ans environ, on observe une hausse de 40 % de personnes qui se présentent au permis de chasser. Par rapport à l’année dernière, au 1er juin, ce sont 18% d’augmentation du nombre de candidats au niveau national ».

 

La formation à la FDC 21

La formation à l’examen du permis de chasser est le rôle des Fédérations Départementales des Chasseurs. Il s’agit d’une délégation de service public. A la Fédération des Chasseurs de Côte-d’Or, certains Administrateurs, techniciens et agents sont formés et compétents dans le domaine. La formation s’organise de la manière suivante : une journée de formation théorique en salle et une journée de formation pratique sur le nouveau site de formation de la FDC21. Une formation pratique complémentaire est également proposée aux candidats pour se perfectionner. Bénédicte Noblet, candidate au permis de chasser n’a pas hésité à suivre cette journée de formation complémentaire, « J’ai pu me préparer davantage et bien appréhender le parcours et les manipulations » explique-t-elle. Une stratégie payante puisqu’elle obtient le permis avec un beau résultat de 27/31 points. À noter que pour s’exercer sur l’épreuve théorique du permis de chasser, l’application « permis de chasser » créée par la Fédération Nationale de la Chasse (FNC) est téléchargeable gratuitement sur App Store et Google Play.

 


Les femmes représentent 2% des chasseurs en France.

 

Le profil des candidats

Le plus jeune de la session d’examen a 15 ans révolus. Si la Loi l’autorise à passer le permis, il devra attendre ses 16 ans pour le faire valider et pour pouvoir chasser. Donatien Leroy a fait la découverte de la chasse grâce à son grand-père et souhaite chasser avec ses amis (le sanglier principalement) vers Arnay-sous-Vitteaux. D’après Dominique Rigaud, Président de la commission formation à la FDC21, « si toutes les catégories d’âge peuvent être représentées, la majorité des candidats ont moins de 35 ans ». Les motivations sont parfois nombreuses pour passer le permis de chasser, néanmoins selon lui, 3 catégories semblent émerger… « Nous avons la catégorie la plus répandue, le candidat baigné dedans grâce à un grand-père, un oncle ou des parents chasseurs. Il y a aussi le candidat qui a découvert la chasse grâce à des amis, et enfin celui qui en fait la découverte un peu par hasard, grâce à une émission, lors d’événements de communication (fête de la chasse par exemple) et par soif de curiosité ».

 

Les femmes quant à elles restent minoritaires mais représentent tout de même un nombre constant à chaque session d’examen. « Il est rare que l’on ne retrouve pas au moins une femme par session. Le nombre est constant et peut-être même en légère augmentation sur les dernières années » explique Fabien Chaudré. Les motivations des femmes sont parfois différentes… En effet, Bénédicte Noblet qui pratique l’équitation depuis de nombreuses années, a découvert la chasse grâce à son ami qu’elle accompagne dans la traque. « Je ne sais pas si je vais utiliser une arme mais j’apprécie beaucoup marcher dans la traque et aussi accompagner l’équipage de vénerie à cheval et à pied pour le lièvre » raconte-t-elle.

 

Outre la gente féminine, une nouvelle catégorie de candidats émerge depuis quelques années… celle des 55 – 65 ans. « Avec le début de la retraite et donc le temps disponible, beaucoup s’intéressent à la chasse et souhaitent se mettre à la pratique » affirme Fabien Chaudré. 

 


Dominique Rigaud, Président de la Commission Formation à la FDC 21 est en train de remettre le sac cadeaux (dont le gilet orange fluorescent obligatoire pour la chasse à tir) à Donatien Leroy 15 ans qui vient d’obtenir le permis de chasser.

 

Et après l’obtention du permis de chasser ?

Les chasseurs doivent trouver un territoire de chasse en cotisant à une « action » au sein d’une société de chasse. Les chasseurs qui préfèrent chasser le sanglier ou les grands cervidés s’intéresseront généralement à la chasse en battue, un mode de chasse très représenté sur le département. D’autres sociétés de chasse s’investissent sur différents créneaux comme la chasse du petit gibier (lièvres, bécasses, faisans…) pratiqué en plaine, la chasse au gibier d’eau, la grande et petite vénerie ou encore la chasse à l’arc. Robin Belli, vient d’obtenir son permis et n’a qu’une hâte, chasser le sanglier en battue, avec son grand-père dans le secteur de Saulieu… Mais certains chasseurs n’ont pas de territoire tout trouvé. Pour pallier à cela, la FDC21 met à disposition sur son site Internet www.fdc21.com, la rubrique des petites annonces qui rassemblent nombre d’offres de territoires de chasse. Les chasseurs à la recherche d’actions de chasse peuvent également déposer leur annonce.

 

Sur les trois jours d’examen, ils sont 58 à avoir obtenu le permis. Des chiffres qui démontrent la qualité de la formation donnée à la FDC 21. Avec un taux de réussite de 73,9 % en Côte-d’Or pour le permis de chasser en 2015, ce pourcentage est supérieur à la moyenne nationale (70,3 %).

 

Pour les moins de 21 ans, les candidats ayant obtenu le permis de chasser avec les meilleures notes seront invités à découvrir la chasse du chamois lors d’un stage dans les Bauges, ainsi qu’à une journée de chasse en battue à Chamberceau à l’occasion de la journée jeunes chasseurs. 

 

Validation obligatoire
Tout comme le permis de conduire, une fois l’examen réussi, le titre du permis de chasser est permanente, sauf infraction à la réglementation en vigueur sur la chasse. Pour pouvoir chasser, le chasseur doit cependant faire valider son permis chaque année auprès de sa Fédération départementale, à l’image des sportifs en club qui doivent s’acquitter d’une licence. La validation du permis de chasser permet de chasser sur un territoire donné et pour une période donnée. En d’autres termes, cette validation peut être temporaire ou annuelle, départementale, bi-départementale ou nationale. Dans tous les cas, la validation est obligatoire tout comme l’assurance « Responsabilité Civile Chasse ». 

 

 



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